Une école de qualité pour chacun à Bruxelles

Notre école a besoin d’espoir et d’ambition.
Les défis en matière d’enseignement sont connus depuis plusieurs années via les fameuses études PISA.

Pour la première fois sous cette législature, ces problèmes ont vraiment été pris à bras le corps, en partant des objectifs du Contrat pour l’école, objectifs partagés par tous…
De nombreuses mesures ont été décidées, dont certaines étaient attendues depuis longtemps:

  • aide aux directions d’école;
  • augmentation du nombre d’enseignants dans le fondamental et le 1er degré du secondaire (2750 enseignant(e)s et 300 aides aux institutrices);
  • rénovation des bâtiments scolaires (1 milliard € investis via les « Partenariats Public-Privé »);
  • équipement de 40.000 ordinateurs en plus dans les écoles d’ici 2010, soit un ordinateur pour 15 élèves en moyenne;
  • diffusion de manuels scolaires ainsi que des logiciels pédagogiques labellisés dans les classes;
  • réforme de l’enseignement en alternance;
  • équipements dans les écoles du qualifiant via les centres de technologies avancées;
  • renforcement des centres PMS;
  • mise en place d’évaluations externes et régulières et CEB commun;
  • mise en place d’un examen unique (le « TESS », test d’enseignement secondaire supérieur) dès 2010 pour tous les rhétoriciens;
  • développement et encadrement de l’enseignement en immersion qui concerne 97 écoles primaires et 55 établissements d’enseignement secondaire;
  • gratuité des transports pour les enfants de 0 à 12 ans;
  • réduction de 50% du coût de l’abonnement scolaire pour les 12-24 ans, etc.

Bien sûr, de telles mesures ne porteront dans certains cas leurs fruits que dans plusieurs années et elles ont été très largement occultées par les difficultés liées au décret mixité.

Mais le bilan des mesures adoptées et déjà réalisées sous cette législature permet de répondre très largement à la critique souvent entendue portant sur la qualité de l’enseignement.

Quelques mots sur le décret mixité :

Pourquoi vouloir réglementer les inscriptions ?

Il existe des systèmes de régulation des inscriptions dans quasiment tous les pays de l’OCDE (et d’ailleurs également en Communauté flamande). Leur objectif est de mettre tous les élèves sur un pied d’égalité en ce qui concerne leurs chances d’inscription dans les écoles et d’assurer une mixité scolaire (origines socio-économiques, culturelles, niveaux, etc.). Mais aucun système d’inscriptions n’est absolument parfait et aucun ne permet de garantir à 100% des élèves l’école de leur premier choix.

Le décret mixité met aujourd’hui en lumière un problème qui a en fait toujours existé, mais qui, jusqu’ici, était peu dénoncé.

Ce décret mixité, louable dans ses objectifs, a échoué dans ses applications pratiques, et ce pour plusieurs raisons :

  • les spécificités bruxelloises ont été largement sous-estimées: en tant que Région-Capitale, Bruxelles est plus largement touchée par la dualisation de la société et de son enseignement que le reste de la Communauté française.
  • Le phénomène des inscriptions multiples a été sous-évalué également, ce qui en pratique a mené au chaos.

La bulle des inscriptions multiples est aujourd’hui en train de se dégonfler, mais il est évident que la priorité absolue doit être d’assurer à chaque élève, le plus vite possible, une place pour la rentrée de septembre.

Et demain?

L’école doit avoir pour ambition l’épanouissement et la réussite de tous les jeunes.

Cette ambition pour l’école ne pourra se concrétiser qu’avec la participation de tous : les enseignants bien sûr, mais aussi le personnel éducatif, les parents, ainsi que l’ensemble des acteurs de notre société. L’école ne peut être isolée, elle doit au contraire évoluer en lien étroit avec la société d’aujourd’hui, afin de permettre à chaque jeune d’y trouver sa place et de valoriser au mieux ses capacités.

Vu l’essor démographique annoncé à Bruxelles et le rajeunissement de la population bruxelloise, les défis en matière d’enseignement à Bruxelles sont énormes.

Très concrètement, nous voulons:

  • encourager la fréquentation de l’école à partir de 3 ans, pour faciliter l’intégration des enfants avant d’entrer en primaire
  • un tronc commun effectif jusque 14 ans qui assure une continuité pédagogique
  • un ‘test d’enseignement secondaire supérieur’ commun à toutes les rhétos, pour garantir la qualité des diplômes délivrés
  • plus d’écoles (et notamment d’écoles communales) proposant l’immersion linguistique à Bruxelles
  • de nouveaux investissements dans des équipements et du matériel modernes pour l’enseignement qualifiant
  • l’application rapide du nouveau décret « encadrement différencié » qui permettra de soutenir à Bruxelles beaucoup plus d’écoles accueillant les publics les moins favorisés et y assurer un encadrement de qualité
  • intensifier la rénovation des bâtiments scolaires dans le cadre de partenariats publics-privés
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