L’ Etude de Brussels Studies

Question orale de Madame Caroline Désir Députée à Madame à Madame la Ministre Marie-Martine SCHYNSen charge de l’Enseignement obligatoire.

Il y a quelques semaines, la revue scientifique électronique Brussels Studies publiait une nouvelle étude sur l’enseignement à Bruxelles.

Ce n’étaient pas tant les chiffres et les constats qui faisaient l’intérêt de ce travail. Les chiffres, notamment démographiques, nous les connaissons maintenant bien tous depuis plusieurs mois. Et les constats qui découlent de cette situation, dans l’architecture institutionnelle complexe de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ne sont pas plus surprenants.

Je peux citer pêle-mêle ; la pression démographique qui va s’accentuer partout à Bruxelles, particulièrement dans le Nord et l’Ouest de la Région ; les profondes inégalités qui traversent la société bruxelloise et qui trouvent un terreau malheureusement fertile à l’école pour se reproduire ; la logique de quasi-marché scolaire qui renforce encore plus le modèle de ségrégation en valorisant les stratégies parentales et les pratiques sélectives. Et quelques autres constats dont nous avons déjà fait l’écho lors des travaux de cette Commission.

Ce qui est plus neuf dans ce travail, c’est la mise en perspective de l’ensemble de ces facteurs, additionnée à analyse plus prospective visant à trouver des pistes, des solutions.

Ainsi, nous pouvons trouver des pistes sur le re-développement de l’espace urbain scolaire jusqu’à faire des écoles de véritables nœuds sociaux dans les quartiers, réunissant une diversité d’activités, ouvertes à tous, en-dehors du temps scolaire. La question des inscriptions en primaire est également abordée puisque nous savons que de plus en plus de communes en arrivent à prendre des règlements à ce stade pour pouvoir objectiver une situation de plus en plus difficile.

Enfin, troisième piste prospective évoquée par les auteurs, c’est le besoin d’une plus forte coordination des différents acteurs institutionnels intervenants en Région bruxelloise. Le dialogue doit être renforcé et surtout permettre des mesures effectives qui ne se contenteront pas de modifications à la marge ou dans un cadre législatif étriqué. Ainsi les auteurs semblaient aller dans le sens d’une Task Force aux moyens étendus, agissant à la fois sur l’offre scolaire mais aussi sur certaines problématiques plus pédagogiques comme la lutte contre l’échec scolaire, l’enseignement des langues ou la liaison entre enseignement – formation – Emploi.

 Le sujet est pour le moins vaste, Madame la Ministre, mais les défis n’en sont pas moins réels et urgents. J’aurais donc aimé avoir votre analyse de cette étude. Et particulièrement sur les pistes prospectives que je viens d’évoquer. Je saisis aussi l’occasion de faire le point sur la Task Force actuelle. A-t-elle été réunie depuis ces derniers mois ? Avez-vous eu l’occasion d’échanger avec vos collègues régionaux flamands et bruxellois ? Quels sont les pistes que vous privilégiez en ce domaine ?

 

réponse de la Ministre :

 

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