LE SOIR : Les écoliers au cœur du contrat de quartier Athénée

IXELLES 14 millions pour repenser l’espace public

  • La première Commission de quartier s’est tenue lundi dernier.
  • C’est le bureau PT Architecten qui pilotera le dossier.

À Ixelles, l’outil contrat de quartier est bien huilé puisque le petit nouveau sera déjà le sixième du genre. « Jusqu’à présent, nous avons essentiellement travaillé plus bas dans la commune, comme dernièrement avec le contrat Maelbeek, autour de la rue Gray, indique l’échevine socialiste Caroline Désir. Le seul contrat que nous avons réalisé dans le haut était celui de la place Blyckaert et on se disait qu’il y avait un beau potentiel de ce côté-là. » La zone retenue jouxte la place Fernand Cocq et concerne les rues de l’Athénée, de la Croix, de la Tulipe et une partie de la rue du Trône. « L’idée est aussi de créer une liaison est-ouest, tout s’étant jusqu’ici déroulé entre la chaussée d’Ixelles et la rue du Trône. » C’est en décembre dernier que le gouvernement bruxellois a dévoilé ses deux nouveaux contrats de quartier pour la période 2016-2020 : Pogge à Schaerbeek et Athénée, donc, à Ixelles.

A la clé, un budget de 14 millions pour revisiter l’entité. « Nous sommes donc dans l’année zéro du contrat », poursuit Caroline Désir. Année durant laquelle commune et Région définissent les grandes lignes du programme. Un processus participatif ouvert aux citoyens. Lundi dernier s’est ainsi tenu la première Commission de quartier qui comprend des représentants des habitants, des commerçants ou encore des associations mais aussi des écoles, tous appelés à suivre de près les différentes étapes du projet.

Un bureau d’étude a été désigné, il s’agit de PT Architecten basé à Molenbeek. L’équipe a déjà effectué un tour du quartier pour établir un premier diagnostic. Et dresser les pistes d’action. Dont une fondamentale : l’école. « Nous comptons une dizaine d’établissements scolaires, secondaires et primaires dans le périmètre, poursuit l’échevine. C’est l’une des caractéristiques du lieu et sur l’heure du midi ou après 15h30, il y a énormément de jeunes dans l’espace public qui n’est pas toujours adapté en termes de places ou de parcs. C’était vraiment l’un des axes sur lesquels nous souhaitons travailler. » Il y a aura également du logement au menu, trente unités devant être érigées.

On l’a dit, l’objectif est aussi d’éclater les frontières. En créant une liaison entre le quartier européen et Louise. Tout cela vient en outre compléter le projet parallèle porté par la commune et le ministre régional Pascal Smet (SP.A) de réaménager de la chaussée d’Ixelles et la place Fernand Cocq. « Projets pour lesquels nous travaillons sur l’apaisement des vitesses de circulation. De quoi donner un nouveau souffle à tout le haut d’Ixelles. Les deux dossiers mis ensemble vont nous donner des capacités que nous n’aurions pas pu envisager en tant que commune. »

■ PATRICE LEPRINCE

Le Soir 12/03/16

Supplément Le Soir – Quid de l’athénée Rabelais?

Le contrat de quartier est aussi une belle occasion de reparler de l’ancien athénée royal d’Ixelles, rebaptisé Rabelais, qui vit aujourd’hui des heures plutôt sombres. Faute d’entretien, le bâtiment de la rue de l’Athénée est des plus décrépis. « Il est vraiment au cœur de notre périmètre. Cet ancien athénée fermé dans les années 80 est encore utilisé par une section théâtre de l’Insas », indique Caroline Désir en soulignant que le lieu a un énorme potentiel. « Le contrat ne pourra évidemment pas prendre en charge sa rénovation qui engloutirait tout le budget, mais si, comme cela a été dit, la Communauté française souhaite le réaffecter à de l’enseignement secondaire, nous pourrions, via le contrat, venir en complément. Que ce soit pour le réaménagement des abords ou pour la création d’une salle de gym ouverte le soir aux habitants du quartier. »

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