Les logements de transit à Bruxelles.

Interpellation à Mme Céline Frémault, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement et de l’Énergie.

Concerne : « les logements de transit à Bruxelles ».

J’ai déjà brièvement évoqué le logement de transit lors d’une autre interpellation, mais je souhaite y revenir vu l’importance du sujet, lequel préoccupe grandement les pouvoirs locaux.

De nombreuses raisons font que les pouvoirs locaux se retrouvent en première ligne pour devoir reloger en urgence des personnes ou des familles, par exemple à la suite d’une séparation, d’un incendie, d’une fuite de gaz ou bien d’une décision d’évacuation prise par le bourgmestre en raison de problèmes de sécurité ou d’insalubrité du logement.

Les logements de transit, quand ils existent, permettent d’offrir une solution d’accueil temporaire aux personnes confrontées à la perte matérielle et imprévue d’un logement.

Toutefois, La gestion de ces logements de transit par les pouvoirs locaux demeure compliquée. Tout d’abord parce qu’ils ne possèdent, dans l’absolu, que très peu de logements de transit disponibles. Mais aussi et surtout, parce que le logement de transit qui, par nature, devrait être une solution transitoire, devient, par la force des choses, bien souvent définitive faute d’alternatives à la sortie du logement de transit.

En effet, les personnes concernées vivent souvent des situations difficiles et ne sont pas toujours inscrites sur les listes d’attente des logements sociaux ou communaux, ou ne figurent pas toujours en ordre utile sur ces listes, et leur situation ne leur donne pas forcément une priorité d’accès au logement public lorsqu’il s’agit d’un logement social. Ils doivent dès lors souvent être réorientés vers le logement privé, ce qui rend leur sortie du logement de transit difficile, voire quasiment impossible.

– Qu’en est-il de la réflexion relative à la création d’un parc régional de logements dédiés au transit ?- Pouvez-vous nous communiquer le cadastre régional recensant l’ensemble des logements de transit que vous avez réalisés ?

En Commission du logement du 4 février, vous aviez annoncé qu’une réunion devait avoir lieu entre l’administration et votre cabinet concernant des réflexions à mener quant à une éventuelle mise en place, au niveau régional, d’un point de contact entre les divers opérateurs, point de contact auquel les autorités locales pourraient se référer en cas de situation urgente. – Cette réunion a-t-elle déjà eu lieu ?

Enfin, mon expérience de terrain m’a permis de constater que les agences immobilières sociales (AIS) semblent parfois obtenir de meilleurs résultats que les pouvoirs locaux pour que leurs logements de transit restent réellement une solution de relogement temporaire et que les personnes qui en bénéficient puissent en sortir avec une autre solution de logement durable.

D’après ce que j’ai appris de mes contacts avec certaines AIS, c’est parce qu’elles travaillent de manière systématique avec des associations qui œuvrent dans la réinsertion. – Une réflexion avec la Fédération des agences immobilières sociales (Fedais) à ce sujet vous semble-t-elle être une piste à étudier ? En effet, la gestion de ces logements est tellement difficile et pauvre en résultats qu’elle constitue en soi un frein et n’est pas de nature à inciter les pouvoirs locaux à créer du logement de transit.

Lire la réponse de la Ministre :

Posted in Parlement régional bruxellois.