Indicateurs de l’enseignement 2015, analyse des titres pédagogiques requis.

Question orale à Mme Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation.

Concerne : Indicateurs de l’enseignement 2015, analyse des titres pédagogiques requis.

Le ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de publier ses indicateurs pour l’année 2015. Grâce à ces données statistiques et à leur l’analyse, il nous est permis de connaître les besoins en matière d’enseignement, les forces et faiblesses de notre système scolaire tant au niveau de son organisation que de son fonctionnement.

Nous avons pu constater qu’en janvier 2015, 98,9 % des enseignants de l’enseignement fondamental disposaient d’un titre pédagogique, tant dans l’enseignement ordinaire que spécialisé. Néanmoins, 12,1 % des professeurs de religion ou de morale et 7,9 % des professeurs de seconde langue ne possèdent aucun titre pédagogique, et 19 % des professeurs de seconde langue n’ont pas de formation spécifique en lien avec la langue enseignée.

Du côté de l’enseignement secondaire, 87,3 % des enseignants de l’enseignement secondaire ordinaire et 81,1 % de ceux de l’enseignement spécialisé disposent d’un titre pédagogique. Cet écart entre enseignements fondamental et secondaire s’explique essentiellement par le fait que nombre d’enseignants dans les filières technique et professionnelle ne disposent pas d’un titre pédagogique.

Tout d’abord il importe de se pencher sur ces résultats pour les professeurs de religion ou de morale ne possédant pas de titre pédagogique à ce jour. Cela touche à la formation qui sera requise pour les futurs enseignants du cours de citoyenneté et de philosophie qui verra le jour en septembre prochain dans l’enseignement primaire. – Pouvez-vous nous préciser quelles seront les exigences pédagogiques et disciplinaires pour les enseignants de ces nouveaux cours? – Comment ceux qui ne disposeraient pas de ces titres pourront-ils les acquérir, et dans quels délais?

Quant aux professeurs de seconde langue, un système a été mis en place, permettant à l’école d’engager des enseignants sous «article 20» via les «titres de pénurie». L’on constate que ce système colmate de manière éphémère la pénurie et pose problème au niveau de l’absence de formation, qui a une incidence sur la suite du parcours des enseignants.

Pour remplir leur mission, les enseignants ont besoin d’un bagage professionnel solide, alliant compétences scientifiques approfondies et compétences pédagogiques et didactiques éprouvées. Leur formation initiale doit leur permettre de les acquérir progressivement. Dès lors, il est important que ces enseignants sans titre pédagogique fassent l’objet d’égards particuliers. Il s’avère que le taux d’abandon des enseignants sans titre pédagogique est près de deux fois supérieur à celui des enseignants qui en possèdent un. Des dispositions doivent être mises en place afin de leur permettre de suivre une formation pédagogique indispensable au métier d’enseignant.

– Une évaluation de la situation est-elle envisageable? – Que faire, comme c’est prévu dans la DPC et dans le Pacte, pour rendre la fonction d’enseignant plus attrayante; en se penchant par exemple sur l’idée d’une réforme de la formation initiale? Je sais que cela ne relève pas de votre compétence, mais que vous y travaillez dans le cadre du Pacte avec M. Marcourt. – Pouvez-vous déjà dévoiler certains aspects de ce travail?

Lire la réponse de la Ministre :

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