Les résultats de l’enquête 2015 de l’Observatoire des loyers.

Interpellation à Mme Céline Frémault, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement et de l’Énergie.

Concerne :  « les résultats de l’enquête 2015 de l’Observatoire des loyers ».

Les résultats de la dernière enquête de l’Observatoire des loyers bruxellois, menée par la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) en collaboration avec une équipe de chercheurs de l’UCL et le bureau de sondages Sonecom ont été publiés au mois d’avril dernier. L’étude réalisée porte sur une période de six mois, entre le 1er avril et le 1er octobre 2015, sur la base d’un échantillon de 1%, soit 3.049 logements représentatifs de l’ensemble des 299.609 biens actuellement mis en location au sein de la capitale.

L’analyse des résultats de cette enquête permet de suivre au plus près l’évolution du parc locatif privé bruxellois, de sorte à notamment aider le décideur public à prendre les décisions sur la base d’informations objectives. Les principaux enseignements de cette enquête 2015 portent sur trois aspects.

Le premier est l’évolution du marché locatif bruxellois. Il en ressort que le loyer mensuel est de 709 euros en moyenne en 2015. Quelque 70% des logements sont des appartements à une ou deux chambres. La superficie moyenne disponible des logements est de 80m² et 99% d’entre eux jouissent d’au moins une salle de bains.

Depuis 2013, on assiste à une stagnation des loyers du marché locatif privé.

Le deuxième aspect porte sur le comportement du locataire et sur sa mobilité. On constate que la moitié des locataires bruxellois continuent à vivre seuls, avec ou sans enfants. Près de 40% des logements loués abritent des enfants. On remarque également un vieillissement des locataires : 8% des locataires ont plus de 75 ans.

Un phénomène qui prend aussi de l’ampleur est celui de la colocation.

Depuis quelques années, le locataire bruxellois est en moyenne plus stable dans son logement et envisage moins de projets de mobilité résidentielle.

Le troisième aspect concerne la structuration spatiale de la ville, qui est un nouvel élément pris en compte cette année. En 2015, les prix des logements se rapprochent entre la première et la deuxième couronne et ne sont plus significativement différents. À l’échelle du quartier, on remarque surtout la différence entre la partie orientale de la ville aux loyers élevés et aux bonnes à très bonnes conditions de confort et la partie occidentale de la ville aux loyers moyens et aux conditions moyennes à bonnes de confort.

– Quelles conclusions tirez-vous des résultats 2015 ? – Auront-elles un impact sur les réformes en cours : régionalisation du bail, politique du logement de manière globale…?

L’étude a été réalisée sur la base d’un échantillon portant sur 1%, ce qui est évidemment très peu. – Dès lors, ne faudrait-il pas élargir la représentativité des échantillons ? – L’harmonisation de différentes bases de données ne pourrait-elle étayer la taille de l’échantillon et permettre de procéder à des analyses plus approfondies ?

– Enfin, la compétence du bail ayant été régionalisée, ne serait-il pas intéressant de tenir compte des données émanant de l’enregistrement des baux afin de renforcer la connaissance du marché locatif ? – À ce jour, malgré l’obligation réglementaire de l’enregistrement du bail, très peu le sont dans les faits. Dès lors, des dispositions plus contraignantes sont-elles à l’ordre du jour afin de permettre le développement d’une base de données réelles qui donnerait naissance à un outil sans nul doute plus dynamique ?

Lire la réponse de la Ministre :

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