Taux d’absentéisme élevé et problématique du remplacement des professeurs en CFWB.

Question orale à Mme Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation.

Concerne : Taux d’absentéisme élevé et problématique du remplacement des professeurs en CFWB.

Madame la Ministre, nous sommes régulièrement interpellés, par l’intermédiaire de la presse, par les parents d’élèves ou encore par les pouvoirs organisateurs, sur le taux élevé d’absentéisme des enseignants et sur la problématique du remplacement de ceux-ci qui en résulte. Le taux d’absentéisme ne cesserait d’augmenter ces dernières années, ce qui est évidemment fort inquiétant. En effet, les absences des enseignants, si elles sont trop fréquentes, perturbent évidemment les habitudes et le bon fonctionnement des cours. Les retards pris dans la matière risquent de s’accumuler avec, pour conséquence, un rattrapage qui doit s’effectuer dans l’urgence, au détriment de la qualité pédagogique.

Pourquoi ce taux est-il très élevé dans le secteur de l’enseignement, au-delà des maladies et accidents habituels? – Est-il dû à la pénibilité croissante du métier, aux conditions de travail astreignantes telles que, par exemple, des classes surchargées? –  Est-il dû à un manque de valorisation de la fonction même d’enseignant? – Est-il la conséquence d’un climat tendu au sein de l’établissement quant aux relations des enseignants avec la direction et les parents d’élèves ou de l’organisation de l’établissement? – Ou est-ce l’accumulation de ces éléments?

Il faut également prêter une attention particulière aux conséquences de ces absences, qui sont souvent justifiées, dans l’organisation des écoles. Même si un effort important a été réalisé, en particulier dans l’enseignement fondamental, dans les écoles qui bénéficient d’un encadrement différencié, la situation paraît plus compliquée dans l’enseignement secondaire. En effet, pour pouvoir effectuer le remplacement de professeurs absents dans l’enseignement secondaire, qui ne bénéficie pas d’un encadrement différencié, il faudrait une absence ininterrompue de minimum dix jours ouvrables.

Je souhaite également aborder la question du principe des absences d’un jour qui ne doivent pas être justifiées. – Cette règle signifie-t-elle bien qu’un enseignant a, en théorie, le droit de s’absenter 90 jours sur 180 sans que ces absences soient justifiées? Cela poserait évidemment question.

Votre administration dispose-t-elle de statistiques relatives à l’absentéisme des cinq dernières années? – Constate-t-on en effet une augmentation inquiétante? – Ces statistiques tiennent-elles compte des jours qu’il ne faut pas justifier? – L’absentéisme des enseignants nommés est-il supérieur à celui des enseignants qui ne le sont pas? – Bref, quelle est votre analyse sur cette question?

Diverses études montrent que les causes d’absentéisme des travailleurs sont liées non seulement à la maladie et aux accidents, mais aussi à l’environnement du travailleur et à sa satisfaction personnelle. – Disposez-vous, à ce sujet, d’une étude récente concernant les relations pouvant exister entre l’absentéisme des enseignants et une démotivation de ce secteur en particulier?

Du reste, il nous revient que des professeurs suivent des formations et participent à des réunions pendant leurs heures de cours, ce qui justifie dès lors certaines absences en classe. – Que pensez-vous de cette situation? – Qu’en est-il des élèves se trouvant dans ce cas?

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