LA RÉACTION AUX PROPOS DES ANTI-IVG

INTERPELLATION À MME CÉCILE JODOGNE, MINISTRE EN CHARGE DE LA SANTÉ ET À MME CÉLINE FREMAULT, MINISTRE EN CHARGE DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA FAMILLE.

Concerne : LA RÉACTION AUX PROPOS DES ANTI-IVG.

Je voudrais tout d’abord souligner le caractère tardif de mon interpellation. Elle avait été rédigée en juillet, soit avant la suspension de nos travaux.

On s’en souvient, durant le mois de mars dernier, diverses polémiques ont occupé l’actualité concernant l’interruption volontaire de grossesse. Tout d’abord, celle engagée par Stéphane Mercier, professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain (UCL), qui a fait circuler une note anti-avortement controversée dans le cadre de l’un de ses cours. Cette note mentionnait par exemple que « la vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject parce que l’innocent en question est sans défense. »

Tout ce qui s’est déroulé durant ce cours a été prouvé par différents étudiants de l’Université catholique de Louvain et n’a pas été démenti par le professeur. L’université elle-même n’a pas manqué de réagir. D’ailleurs, le professeur a bien confirmé avoir utilisé ces textes pour consolider son cours et pousser les élèves à réfléchir par eux-mêmes. Cependant, d’après les élèves, ce discours sortait totalement du cadre pédagogique.

Ensuite, sont venus s’ajouter à cela d’autres propos consternants anti-avortement, tenus notamment par Constance du Bus de Warnaffe, porte-parole du mouvement de la Marche pour la vie. Elle a déclaré par exemple qu’il était « possible de pratiquer un avortement jusqu’à la veille de l’accouchement sous prétexte que l’enfant est sourd ou qu’il lui manque un doigt».

Mesdames les ministres, à la suite de ces propos controversés, voire mensongers, tenus par des fervents opposants à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), nous avons été interpellés par la Fédération des centres Mesdames les ministres, pouvez-vous nous indiquer où en est ce projet de labellisation que le contexte actuel peut rendre encore plus urgent ? Nous avons posé la question à la ministre Schyns en Commission de l’éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles mardi. Elle a confirmé qu’un projet de labellisation était en cours et que c’était en tout cas son intention. Qu’en est-il pour la Commission communautaire française ?

Lire la réponse de la Ministre :

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