Les résultats de l’étude menée par Brussels Studies sur l’exode urbain.

Interpellation à Mme Céline Fremault, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement et de l’Énergie.

Concerne : Les résultats de l’étude menée par Brussels Studies sur l’exode urbain.

Nous avons pu lire dans la presse, ce 12 mars, les résultats d’une étude de Brussels Studies dont il ressort que les classes moyennes ne sont pas les seules à quitter la Région bruxelloise.

Vous parliez encore il y a un instant de lutte contre l’exode urbain. Brussels Studies nous enseigne que 30% des personnes qui prennent la décision de quitter la capitale sont issues des classes populaires urbaines. Cet exode serait le fruit de l’insécurité économique, de la pénurie d’emplois et de l’augmentation du coût du logement en Région bruxelloise.

Ces flux migratoires de Bruxelles vers les deux autres Régions ne sont évidemment pas un phénomène nouveau : cela fait de nombreuses années que les autorités bruxelloises s’inquiètent de l’abandon de la capitale par les classes moyennes. Dans l’accord de gouvernement de cette législature, il est précisé que « la Région doit, sans tabou, développer une politique permettant d’endiguer l’exode urbain des revenus moyens, entre autres en permettant la production d’une offre variée de logements décents et abordables ».

À la lecture de ces derniers résultats, on est tenté d’exhorter la Région à tenir compte de ce processus de périurbanisation plus modeste. L’étude spécifie que l’exode de ces ménages se déroule principalement dans les espaces périurbains de Bruxelles, principalement dans sa périphérie nord, mais aussi dans d’anciennes localités industrielles de la périphérie, ainsi que dans les vallées de la Dendre, de la Haine et de la Sambre. Certains déménagent également à Charleroi ou dans des communes ouvrières de la périphérie d’Anvers.

Une attention particulière a été portée à l’exode des classes moyennes au cours de cette dernière décennie, dans le but de préserver une certaine mixité sociale à Bruxelles, mais aussi parce que cette classe moyenne représente pour la Région une nécessaire capacité contributive à l’impôt des personnes physiques (IPP), perçu sur le lieu du domicile.

À côté de cela, nous ne pouvons ignorer qu’une grande partie de notre population se paupérise et a du mal à se loger décemment avec un loyer abordable. Nous connaissons les chiffres du nombre de ménages inscrits sur les listes d’attente des SISP.

  • Quelle est votre analyse de cette dernière étude de Brussels Studies ? Avez-vous discuté des constats avec vos collègues du gouvernement, notamment avec le ministre-président et les ministres de l’Emploi et du Budget ?
  • Quelles sont les retombées positives des mesures adoptées par le gouvernement pour pallier l’exode urbain des classes moyennes, comme la révision des critères du Fonds du logement destinée à faciliter l’accès des jeunes et des classes moyennes à la propriété ?
  • Concernant le prêt à taux zéro initialement prévu à l’intention des jeunes ménages et des plus de 65 ans, vous nous aviez indiqué lors de la Commission du logement du 11 janvier dernier que vous vous intéressiez essentiellement aux personnes âgées. D’autres actions sont-elles prévues en faveur des jeunes ménages ?
  • Avez-vous effectué un bilan des différentes mesures mises en place ces dix dernières années pour lutter contre l’exode urbain ?
  • Les constats de l’étude ont-ils incité à une réflexion sur l’exode des classes populaires ?

Lire la réponse de la Ministre: 

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